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Vendredi 25 juillet 2008
Cette video est étonnante. C'est une belle démonstration de la qualité des lames composites des sabres japonnais.


Par Tomariboy
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Lundi 21 juillet 2008
http://korrk.labrute.com

Vous êtes une brute. Progressez au fil des combats en développant votre expérience. Mais attention, vous ne pouvez faire que quelques combats par jour.
Par Tomariboy
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Mardi 8 juillet 2008
Je pratique le karate shorin ryu depuis toujours. Et pour la première fois je m'entraine  réellement tout seul.

Mon dojo est dans un complexe municipale. Les cours des clubs et des écoles se sont tous arrêtés fin juin. Mais la salle reste ouverte. Apparemment, peu de gens ont pris la peine de se renseigner car il n'y a personne à par moi. C'est génial.

Je m'y rend donc du lundi au vendredi environ deux heures par jours. Habituellement je m'entraîne seul à la maison. C'est à dire que je travail les principes fondamentaux de mon style. Le relâchement, la connexion de l'ensemble du corps ainsi que l'utilisation de la force du tanden (différent du hara, très prochainement sujet d'un article) au travers de deux ou trois exercices.

En m'entraînant seul dans le dojo e prends la mesure du rôle de l'environement. J'aime ce silence et ce calme. Lorsque tout le monde est là, il y a beaucoup plus de chahut. L'entraînement est alors un moment de travail, seul ou avec un partenaire, mais toujours en groupe.

Maintenant, c'est différent. Je me retrouve face à une forme de vide fascinante. Désormais, tout ce qui est se dégage de moi. Je deviens le seul porteur de l'atmosphère au travers de mon état d'esprit. Je ne suis plus absorbé par cet élan collectif qui m'est si familier dans cette salle.

Étonnement, mon niveau de concentration me semble  plus bas que d'habitude. Je ne suis ni  motivé ni déterminé. J'y vais parce que c'est tout simplement une évidence. Mais lorsque je suis face à mon propre être dans cet espace, je n'ai plus cette impression d'incarnation de mon art que j'avais pendant les cours avec les autres.

Je ne sais pas si voyez ce que je veux dire, mais souvent, j'ai l'impression d'être dans un état second. Je ne pense plus. Je me transcende et je déploie un potentiel omniprésent en chaque chose mis ensemble (en tout cas c'est la sensation que j'ai, et non, je ne suis pas dingue). C'est apaisant et stimulant en même temps.

Je réalise maintenant que l'esprit des autres me permet une forme d'abandon de soi indispensable pour cet état qui semble révèler une dimension trés vaste. Ce sentiment intervient d'ailleur particulièrement dans mon apréciation de la qualité de mes moments de pratiques. Je ne l 'avais jamais ressentis seul sans même m'en apercevoir.

Je pense qu'il y a une dimension interessante à explorer. Arriver seul à faire taire une grande parti de son individu pour écouter l'imensité du reste.   Je compte bien explorer tout ça durant le moi de juillet. J'ai l'impression que c'est dans l'ordre des choses.
 
Mais quelque chose me dit qu'ironiquement, j'aurais encore plus l'impression de survoler les choses en les approfondissants de cette manière.


   
Par Tomariboy - Publié dans : Ma voie - Communauté : l'énergie interne
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Vendredi 4 juillet 2008
Documentaire trés interessant sur le shorin ryu et le kobudo d'oikinawa. J'ai appris beaucoup de choses sur le karate. Maître Adaniya, issu d'une famille d'agriculteur, nous montre comment sont perçus les arts martiaux à Okinawa. C'est etonnant de voir la différence avec les "karate japonnais" ou celui pratiqué comme sport. Un véritable mâitre...

Par Tomariboy - Communauté : Arts Martiaux et enseignement
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Jeudi 3 juillet 2008
Une série de vidéos en anglais pour les grandes lignes de la fabrication du sabre des samouraî. Toutes les étapes  y sont abordées, de la création du métal de base à l'utilisation en passant par la forge et le polissage. Bien évidemment, ce n'est pas complet. Je posterais d'autres vidéos à ce sujet très prochainement.
















Par Tomariboy - Publié dans : Contoir - Communauté : Arts Martiaux et enseignement
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Vendredi 20 juin 2008
C'est étonnant d'essayer de regarder son évolution à travers le temps. Lorsque l'on est enfant, notre propre compréhension des choses est limité. Il est facile d'avoir des convictions qui nous arrangent et des rêves.

On découvre le monde et on le comprend. C'est incroyable et l'on pense que tout est aussi facile. Ensuite on vieillit. On décide de suivre ses rêves et là, on réalise que l'on ne comprend plus rien. Ce qui nous apparaissait évident se transforme en un incroyable réseau de voies. Et nous sommes perdus. Vous vous souvenez de ces moments là? Moi je m'en rappelle très bien je suis en plein dedans.

Ce qui est à la fois magique et tragique lorsque l'on est enfant réside dans le fait que le nombre de choix que nous avons à faire est extrêmement limité. La plupart sont faits par les adultes. Ensuite les choses se compliquent. Nous devons faire nous même notre route et en assumer les conséquences.

Même si je pense que l'on peut toujours avancer, il est beaucoup plus simple de rejeter les erreurs sur ceux qui ont fait les choix pour nous. Mais par la suite ça devient beaucoup moins facile car les décisions, c'est nous qui les prenons. Il n'y a plus d'échappatoire. On ne peut fuir que vers la peine, la frustration les regrets où la colère. Parfois un peu de tout ça.

En fait, je me demande quelle est la juste attitude face à ça,la vie, ses nombreux moments critiques ; tous ces choix que nous devons constamment faire. J'utilise "juste" car en l'occurrence, je ne pense pas qu'il y ai de "meilleur" même si je sais qu'il en existe des "moins bonnes". Et j'utilise critique car tout n'est que réaction en chaîne et je pense que le moment sensible n'est pas la ou tout s'emballe mais plutôt là ou la ou tout commence.

J'entends souvent qu'il faut être soi même et accepter ses défauts pour vivre avec. Personnellement je ne le peux pas. Je trouve cette approche tellement facile qu'elle en perd tout son charme. J'ai l'impression que c'est la voie de l'imbécile heureux, qui l'accepte alors il est heureux. Je trouve que chercher à s'améliorer est autrement plus noble. De plus, je pense qu'il s'agit de l'étape au dessus de celle de l'imbécile heureux conscient. C'est celle de l'imbécile conscient qu'il peut s'améliorer.

Je sais que tout ça ne semble avoir aucun sens, ou n 'être qu'une suite d'évidences mais pour moi, aujourd'hui, ça en a beaucoup et plus rien n'est évident. Je ne me reconnaît plus dans aucun modèle, je leur trouve tous des failles et je veux aller au delà. Non pas par désire de les surpasser, juste pouvoir aller au bout de ce que je peux faire dans le temps ou je peux le faire.






Par Tomariboy - Publié dans : Contoir
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Mercredi 11 juin 2008
Voici une petite playlist personnelle de Trip Hop.

Né au début des années 1990, le trip hop est assez difficile à définir. Avec une rythmique hip hop et de nombreuses influences provenant du jazz, du blues, de la musique électronique la soul ou encore le rock, il s'agit d'une mouvance aux sonorités calmes et reposantes. Les groupes les plus connus sont Portishead, Morcheeba et bien entendu l'incontournable Massive Attack.

Je trouve le trip hop idéal comme fond musical lorsque l'on veut discuter ou faire tout autre activité en même temps. C'est une musique qui berce sans jamais nous agresser, à consommer sans modération. D'ailleurs Je l'écoute souvent lorsque j'écris sur ce blog.

Vous trouverez plus de détails sur ce genre musical que j'affectionne particulièrement en lisant l'article de wikipedia.


Bonne écoute



free music




Par Tomariboy - Publié dans : Musique
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Vendredi 6 juin 2008
Nos corps ne sont pas faits pour réaliser des casses de briques ou de planches. Certains s'entraînent à endurcir leur corps. En soit, on pourrait comprendre la démarche. Mais existe-t-il une relation directe entre l'aptitude à casser des matériaux résistants et vaincre un adversaire ou surmonter une situation périlleuse? Est ce réellement une pratique martiale ou plutôt une erreur dans la voie choisie?






Sur cette vidéo, on peut clairement voir l'effet du choc. Imaginez que pour arriver à ce niveau il y a un grand nombre de répétition. Après plusieurs années, le corps s'adapte et va être modifié pour pouvoir supporter ce travail. Généralement, on constate un renforcement de la densité osseuse entraînant une perte de souplesse et de mobilité au niveau des articulations. Je crois que c'est ce que l'on appelle des séquelles.

Imaginé que notre corps est fait à 70% d'eau. Dans une brique, quelle est selon vous le pourcentage d'eau? N'est ce pas extrème de vouloir s'y essayer?

A long terme, le résultat est à l'opposé de celui recherché. On se retrouve finalement handicapé ou diminué à cause de l'âge alors que l'on recherche à développer ses capacités. C'est dommage de dépérir au bout de quelques années de pratique alors que la vie peut durer 100 ans.

De plus, la casse permet de faire des démonstrations de force. Le pratiquant voit donc son ego stimulé par ce résultat immédiat et spectaculaire. Il se pense fort en réalisant des actes extrêmes alors que la réalité est bien plus profonde. Ne serait-ce pas plutôt l'expression d'une faiblesse?

Je pense que porter un coup à adversaire recouvre une dimension bien plus vaste que de taper une planche. Un fossé réel existe entre attaquer et frapper ou encore entre vaincre et briser. Préservons nos corps et ne nous égarons pas sur un chemin où l'arrivée est si proche.


Par Tomariboy
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Vendredi 6 juin 2008
« Un maître d'escrime vivait avec ses trois fils. Il reçut un jour la visite d'un vieil ami. Les deux hommes ne s'étaient plus vus depuis quelques années et, tout à la joie de leurs retrouvailles, ils échangeaient souvenirs et nouvelles. Et le visiteur de s'enquérir des trois jeunes hommes :

" Pratiquent-ils assidûment l'art du sabre ? Le plus jeune me semblait particulièrement doué, non ? "
- Attends, répondit le père, nous allons les mettre à l'épreuve ... Je crois que l'expérience et la maturité restent déterminantes ...

Les trois fils travaillaient à l'étage, dans leur chambre. Le père se leva et plaça un sabre en équilibre sur le panneau coulissant qui fermait la pièce. Il se rassit et appela impérativement son fils cadet :

 - " Ioro ! Descends tout de suite !" Des pas précipités dévalèrent l'escalier. Le panneau glissa, libérant le boken qui tomba en frôlant le garçon : déjà, celui-ci avait fait un bond en arrière et se tenait en garde; superbe et calme de détermination. Tandis que notre visiteur le félicitait, impressionné par cette jeune maîtrise, le père le priait de s'asseoir après avoir remis le boken en place et appelé son second fils.

Des pas assurés se firent entendre dans l'escalier, le vantail s'ouvrit mais le boken ne heurta pas le sol : le jeune homme l'avait saisi au vol et le tendait respectueusement à son père.

Le troisième fils fut alors appelé et notre ami ne voyait vraiment pas quelle performance supérieure on pouvait attendre de lui ! Quelques secondes s'écoulèrent dans le silence et, soudain, l'autre porte s'ouvrit : - " Pardon, père, tu m'as demandé ?' Le maître sourit : ce qui devait être fait avait été fait sans que rien ne soit dérangé.»


Par Tomariboy - Publié dans : Contes
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Jeudi 5 juin 2008
Dans les arts martiaux il existe deux grandes familles. D'un côté les styles externes utilisant principalement les muscles et d'un autre, les styles internes utilisant l'énergie interne ou des principes biomécaniques variés (un billet sera très prochainement consacrés à ces derniers). Du moins c'est ainsi que l'on différencie couramment les arts martiaux.

 Parfois, il est facile d'appliquer cette classification. La boxe thaïlandaise par exemple ne laisse aucun doute possible quand à son appartenance à la mouvance externe. A contrario, le taichi lui appartient sans hésiter aux styles internes. Par contre, pour certains arts martiaux, comme le karate ou le kung fu, en fonction des écoles et des maîtres, les pratiques peuvent être tantôt externes et tantôt internes ou encore un peu des deux.

Il y a ici matière à débattre. Certains diront que tel style de karate interne est une gymnastique de santé pour personnes âgées, inefficace en combat et que ce n'est pas du karate. D'autres répondront que les arts martiaux permettent une progression aussi longue que la vie et que, si la progression ne tient uniquement qu'aux capacités musculaires ce n'est pas dukarate non plus.

Ce genre d'affrontements idéologiques, interne contre externe et vice vers ça, sont à mon sens déplacés. Malgré cela, j'aurais tendance à penser comme les seconds protagonistes. L'important à voir ici est que de nombreux pratiquants choisissent un art martial puis développent avec le temps leur propre manière de faire.

On voit alors progressivement les formes techniques rejetées au second plan pour voir apparaître un fond plus épuré  qui dépassent les mots eux même. J'ai eu la chance de rencontrer de nombreux grands maîtres, connus ou inconnus, dukarate okinawaien ou d'autres disciplines. J'ai constater une forme de schéma récurrent dans leur

En premier il y a le choix de la forme, de la discipline ou de la technique. Puis commence la recherche. Chacun, en fonction de ses expériences,développe sa propre manière de faire. Puis vient autre chose, un stade que tous n'atteignent pas mais pour ceux qui arrive, converge vers un point identique.

Bien que l'on sache par où ces fameux grands maîtres soient entrés grâce au nom de leur discipline, et que  tous, ils se soient beaucoup entraîner, on a dû mal à imaginer leur cheminement. Comme si ils avaientdabord découvert ce qui s'apparenterait à l'essence de leur art et puis, qu'ils étaient parvenu à la recherche d'une essence encore plus absolue. Musashi disait  "si une chose est une, le tout et le tout".  J'aime à croire qu'il faisait allusion à ce que j'évoque ici sans vraiment le comprendre.

Arrivé à un moment, bien que l'on distingue encore des manières de travailler particulières, ce qui est recherché semblerait être la même chose. On pourrait dire que c'est du karaté, del'aikido, du kung fu ou bien autre chose encore. Ces mots ne sont la que pour désigner des formes de travail qui évoluent avec chaque école et chaque génération de maîtres depuis des centaines ou peut être même des milliers de générations . J'ai le sentiment queces appellations, ou que les disciplines en elle même, ne sont que la distinction entre différentes routes. Comme si il y avait pour une même destination une nationale et une autoroute (en puissance infinie bien sûre). La liberté est laissée à chacun de choisir son voyage en fonction de ses aspirations de départ.

Ce ne sont ni les disciplines ou les écoles qui font ce que nous recherchons, elles façonnent simplement  la forme. Malgré tout, ceux qui atteignent un stade très élevé continuent d'appeler leur pratique par le nom de la discipline qui les a mené jusque la. D'une part par convention, d'autre part par respect de leurs maîtres ainsi que du chemin accompli. Qu'en pensez-vous?

cheminement et la direction choisie.
Par Tomariboy - Publié dans : Contoir
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Jeudi 5 juin 2008
Un samouraï se présenta devant le maître Zen Hakuin et lui demanda :
- " Y a t-il réellement un paradis et un enfer ."
- " Qui es tu ?" demanda le maître
- "Je suis le samouraï …"
- "Toi, un guerrier ! s'exclama Hakuin. Mais regarde-toi. Quel seigneur voudrait t'avoir à son service ? Tu as l'air d'un mendiant."
La colère s'empara du samouraï. Il saisit son sabre et le dégaina. Hakuin poursuivit :
- " Ah bon, tu as même un sabre !? Mais tu es sûremen t trop maladroit pour me couper la tête."
Hors de lui, le samouraï leva son sabre, prêt à frapper le maître. A ce moment celui-ci dit :
- " Ici s'ouvrent les portes de l'enfer."
Surpris par la tranquille assurance du moine, le samouraï rengaina et s'inclina.
- " Ici s'ouvrent les portes du paradis. ", lui dit alors le maître.

Par Tomariboy - Publié dans : Contes
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Mardi 3 juin 2008
Chers lecteurs je vous salue !!!

Si vous lisez cet article, vous êtes les premiers lecteurs de ce blog que je viens de créer à l'instant. Je vous remercie pour cette visite.

J'ai toujours voulu écrire au sujet de ma vie. Pas que ja  la trouve exceptionnelle, simplement, je l'aime. Je viens à peine d'avoir mes 23 printemps et je me rends compte que le temps défile incroyablement vite. Les jours s'enchaînent en apportant leurs lots d'expériences et de réflexions.

Je ne sais pas si vous avez la même sensation, que le temps agit progressivement sur nos mémoires comme l'eau corrode la roche. Je me dis parfois que je n'oublierais pas telle  émotion ou tel évènement marquant mais les faits me montrent le contraire. Les choses deviennent peu à peu floues.

je veux donc laisser une trace afin de voir ma propre évolution. Partager est aussi l'un des buts de ce blog. Je vous invite donc à laisser des commentaires, à poser des questions. Réagissez même si vous pensez que ça n'en vaut pas la peine, votre point de vue, vos goûts et tout le reste m'intéressent.

Par Tomariboy
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  • tomariboy
  • : Homme
  • : 14/04/1985
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