Nos corps ne sont pas faits pour réaliser des casses de briques ou de planches. Certains s'entraînent à endurcir leur corps. En soit, on pourrait comprendre la
démarche. Mais existe-t-il une relation directe entre l'aptitude à casser des matériaux résistants et vaincre un adversaire ou surmonter une situation périlleuse? Est ce réellement une pratique
martiale ou plutôt une erreur dans la voie choisie?
Sur cette vidéo, on peut clairement voir l'effet du choc. Imaginez que pour arriver à ce niveau il y a un grand nombre de répétition. Après plusieurs années, le
corps s'adapte et va être modifié pour pouvoir supporter ce travail. Généralement, on constate un renforcement de la densité osseuse entraînant une perte de souplesse et de mobilité au niveau des
articulations. Je crois que c'est ce que l'on appelle des séquelles.
Imaginé que notre corps est fait à 70% d'eau. Dans une brique, quelle est selon vous le pourcentage d'eau? N'est ce pas extrème de vouloir s'y essayer?
A long terme, le résultat est à l'opposé de celui recherché. On se retrouve finalement handicapé ou diminué à cause de l'âge alors que l'on recherche à développer
ses capacités. C'est dommage de dépérir au bout de quelques années de pratique alors que la vie peut durer 100 ans.
De plus, la casse permet de faire des démonstrations de force. Le pratiquant voit donc son ego stimulé par ce résultat immédiat et spectaculaire. Il se pense fort
en réalisant des actes extrêmes alors que la réalité est bien plus profonde. Ne serait-ce pas plutôt l'expression d'une faiblesse?
Je pense que porter un coup à adversaire recouvre une dimension bien plus vaste que de taper une planche. Un fossé réel existe entre attaquer et frapper ou encore
entre vaincre et briser. Préservons nos corps et ne nous égarons pas sur un chemin où l'arrivée est si proche.
Par Tomariboy
2
-
Recommander