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Jeudi 3 juillet 2008
Une série de vidéos en anglais pour les grandes lignes de la fabrication du sabre des samouraî. Toutes les étapes  y sont abordées, de la création du métal de base à l'utilisation en passant par la forge et le polissage. Bien évidemment, ce n'est pas complet. Je posterais d'autres vidéos à ce sujet très prochainement.
















Par Tomariboy
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Vendredi 20 juin 2008
C'est étonnant d'essayer de regarder son évolution à travers le temps. Lorsque l'on est enfant, notre propre compréhension des choses est limité. Il est facile d'avoir des convictions qui nous arrangent et des rêves.

On découvre le monde et on le comprend. C'est incroyable et l'on pense que tout est aussi facile. Ensuite on vieillit. On décide de suivre ses rêves et là, on réalise que l'on ne comprend plus rien. Ce qui nous apparaissait évident se transforme en un incroyable réseau de voies. Et nous sommes perdus. Vous vous souvenez de ces moments là? Moi je m'en rappelle très bien je suis en plein dedans.

Ce qui est à la fois magique et tragique lorsque l'on est enfant réside dans le fait que le nombre de choix que nous avons à faire est extrêmement limité. La plupart sont faits par les adultes. Ensuite les choses se compliquent. Nous devons faire nous même notre route et en assumer les conséquences.

Même si je pense que l'on peut toujours avancer, il est beaucoup plus simple de rejeter les erreurs sur ceux qui ont fait les choix pour nous. Mais par la suite ça devient beaucoup moins facile car les décisions, c'est nous qui les prenons. Il n'y a plus d'échappatoire. On ne peut fuir que vers la peine, la frustration les regrets où la colère. Parfois un peu de tout ça.

En fait, je me demande quelle est la juste attitude face à ça,la vie, ses nombreux moments critiques ; tous ces choix que nous devons constamment faire. J'utilise "juste" car en l'occurrence, je ne pense pas qu'il y ai de "meilleur" même si je sais qu'il en existe des "moins bonnes". Et j'utilise critique car tout n'est que réaction en chaîne et je pense que le moment sensible n'est pas la ou tout s'emballe mais plutôt là ou la ou tout commence.

J'entends souvent qu'il faut être soi même et accepter ses défauts pour vivre avec. Personnellement je ne le peux pas. Je trouve cette approche tellement facile qu'elle en perd tout son charme. J'ai l'impression que c'est la voie de l'imbécile heureux, qui l'accepte alors il est heureux. Je trouve que chercher à s'améliorer est autrement plus noble. De plus, je pense qu'il s'agit de l'étape au dessus de celle de l'imbécile heureux conscient. C'est celle de l'imbécile conscient qu'il peut s'améliorer.

Je sais que tout ça ne semble avoir aucun sens, ou n 'être qu'une suite d'évidences mais pour moi, aujourd'hui, ça en a beaucoup et plus rien n'est évident. Je ne me reconnaît plus dans aucun modèle, je leur trouve tous des failles et je veux aller au delà. Non pas par désire de les surpasser, juste pouvoir aller au bout de ce que je peux faire dans le temps ou je peux le faire.






Par Tomariboy
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Jeudi 5 juin 2008
Dans les arts martiaux il existe deux grandes familles. D'un côté les styles externes utilisant principalement les muscles et d'un autre, les styles internes utilisant l'énergie interne ou des principes biomécaniques variés (un billet sera très prochainement consacrés à ces derniers). Du moins c'est ainsi que l'on différencie couramment les arts martiaux.

 Parfois, il est facile d'appliquer cette classification. La boxe thaïlandaise par exemple ne laisse aucun doute possible quand à son appartenance à la mouvance externe. A contrario, le taichi lui appartient sans hésiter aux styles internes. Par contre, pour certains arts martiaux, comme le karate ou le kung fu, en fonction des écoles et des maîtres, les pratiques peuvent être tantôt externes et tantôt internes ou encore un peu des deux.

Il y a ici matière à débattre. Certains diront que tel style de karate interne est une gymnastique de santé pour personnes âgées, inefficace en combat et que ce n'est pas du karate. D'autres répondront que les arts martiaux permettent une progression aussi longue que la vie et que, si la progression ne tient uniquement qu'aux capacités musculaires ce n'est pas dukarate non plus.

Ce genre d'affrontements idéologiques, interne contre externe et vice vers ça, sont à mon sens déplacés. Malgré cela, j'aurais tendance à penser comme les seconds protagonistes. L'important à voir ici est que de nombreux pratiquants choisissent un art martial puis développent avec le temps leur propre manière de faire.

On voit alors progressivement les formes techniques rejetées au second plan pour voir apparaître un fond plus épuré  qui dépassent les mots eux même. J'ai eu la chance de rencontrer de nombreux grands maîtres, connus ou inconnus, dukarate okinawaien ou d'autres disciplines. J'ai constater une forme de schéma récurrent dans leur

En premier il y a le choix de la forme, de la discipline ou de la technique. Puis commence la recherche. Chacun, en fonction de ses expériences,développe sa propre manière de faire. Puis vient autre chose, un stade que tous n'atteignent pas mais pour ceux qui arrive, converge vers un point identique.

Bien que l'on sache par où ces fameux grands maîtres soient entrés grâce au nom de leur discipline, et que  tous, ils se soient beaucoup entraîner, on a dû mal à imaginer leur cheminement. Comme si ils avaientdabord découvert ce qui s'apparenterait à l'essence de leur art et puis, qu'ils étaient parvenu à la recherche d'une essence encore plus absolue. Musashi disait  "si une chose est une, le tout et le tout".  J'aime à croire qu'il faisait allusion à ce que j'évoque ici sans vraiment le comprendre.

Arrivé à un moment, bien que l'on distingue encore des manières de travailler particulières, ce qui est recherché semblerait être la même chose. On pourrait dire que c'est du karaté, del'aikido, du kung fu ou bien autre chose encore. Ces mots ne sont la que pour désigner des formes de travail qui évoluent avec chaque école et chaque génération de maîtres depuis des centaines ou peut être même des milliers de générations . J'ai le sentiment queces appellations, ou que les disciplines en elle même, ne sont que la distinction entre différentes routes. Comme si il y avait pour une même destination une nationale et une autoroute (en puissance infinie bien sûre). La liberté est laissée à chacun de choisir son voyage en fonction de ses aspirations de départ.

Ce ne sont ni les disciplines ou les écoles qui font ce que nous recherchons, elles façonnent simplement  la forme. Malgré tout, ceux qui atteignent un stade très élevé continuent d'appeler leur pratique par le nom de la discipline qui les a mené jusque la. D'une part par convention, d'autre part par respect de leurs maîtres ainsi que du chemin accompli. Qu'en pensez-vous?

cheminement et la direction choisie.
Par Tomariboy
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