Mardi 8 juillet 2008
Je pratique le karate shorin ryu depuis toujours. Et pour la première fois je m'entraine réellement tout seul.
Mon dojo est dans un complexe municipale. Les cours des clubs et des écoles se sont tous arrêtés fin juin. Mais la salle reste ouverte. Apparemment, peu de gens ont pris la peine de se renseigner car il n'y a personne à par moi. C'est génial.
Je m'y rend donc du lundi au vendredi environ deux heures par jours. Habituellement je m'entraîne seul à la maison. C'est à dire que je travail les principes fondamentaux de mon style. Le relâchement, la connexion de l'ensemble du corps ainsi que l'utilisation de la force du tanden (différent du hara, très prochainement sujet d'un article) au travers de deux ou trois exercices.
En m'entraînant seul dans le dojo e prends la mesure du rôle de l'environement. J'aime ce silence et ce calme. Lorsque tout le monde est là, il y a beaucoup plus de chahut. L'entraînement est alors un moment de travail, seul ou avec un partenaire, mais toujours en groupe.

Maintenant, c'est différent. Je me retrouve face à une forme de vide fascinante. Désormais, tout ce qui est se dégage de moi. Je deviens le seul porteur de l'atmosphère au travers de mon état d'esprit. Je ne suis plus absorbé par cet élan collectif qui m'est si familier dans cette salle.
Étonnement, mon niveau de concentration me semble plus bas que d'habitude. Je ne suis ni motivé ni déterminé. J'y vais parce que c'est tout simplement une évidence. Mais lorsque je suis face à mon propre être dans cet espace, je n'ai plus cette impression d'incarnation de mon art que j'avais pendant les cours avec les autres.
Je ne sais pas si voyez ce que je veux dire, mais souvent, j'ai l'impression d'être dans un état second. Je ne pense plus. Je me transcende et je déploie un potentiel omniprésent en chaque chose mis ensemble (en tout cas c'est la sensation que j'ai, et non, je ne suis pas dingue). C'est apaisant et stimulant en même temps.
Je réalise maintenant que l'esprit des autres me permet une forme d'abandon de soi indispensable pour cet état qui semble révèler une dimension trés vaste. Ce sentiment intervient d'ailleur particulièrement dans mon apréciation de la qualité de mes moments de pratiques. Je ne l 'avais jamais ressentis seul sans même m'en apercevoir.
Je pense qu'il y a une dimension interessante à explorer. Arriver seul à faire taire une grande parti de son individu pour écouter l'imensité du reste. Je compte bien explorer tout ça durant le moi de juillet. J'ai l'impression que c'est dans l'ordre des choses.
Mais quelque chose me dit qu'ironiquement, j'aurais encore plus l'impression de survoler les choses en les approfondissants de cette manière.
Mon dojo est dans un complexe municipale. Les cours des clubs et des écoles se sont tous arrêtés fin juin. Mais la salle reste ouverte. Apparemment, peu de gens ont pris la peine de se renseigner car il n'y a personne à par moi. C'est génial.
Je m'y rend donc du lundi au vendredi environ deux heures par jours. Habituellement je m'entraîne seul à la maison. C'est à dire que je travail les principes fondamentaux de mon style. Le relâchement, la connexion de l'ensemble du corps ainsi que l'utilisation de la force du tanden (différent du hara, très prochainement sujet d'un article) au travers de deux ou trois exercices.
En m'entraînant seul dans le dojo e prends la mesure du rôle de l'environement. J'aime ce silence et ce calme. Lorsque tout le monde est là, il y a beaucoup plus de chahut. L'entraînement est alors un moment de travail, seul ou avec un partenaire, mais toujours en groupe.

Maintenant, c'est différent. Je me retrouve face à une forme de vide fascinante. Désormais, tout ce qui est se dégage de moi. Je deviens le seul porteur de l'atmosphère au travers de mon état d'esprit. Je ne suis plus absorbé par cet élan collectif qui m'est si familier dans cette salle.
Étonnement, mon niveau de concentration me semble plus bas que d'habitude. Je ne suis ni motivé ni déterminé. J'y vais parce que c'est tout simplement une évidence. Mais lorsque je suis face à mon propre être dans cet espace, je n'ai plus cette impression d'incarnation de mon art que j'avais pendant les cours avec les autres.
Je ne sais pas si voyez ce que je veux dire, mais souvent, j'ai l'impression d'être dans un état second. Je ne pense plus. Je me transcende et je déploie un potentiel omniprésent en chaque chose mis ensemble (en tout cas c'est la sensation que j'ai, et non, je ne suis pas dingue). C'est apaisant et stimulant en même temps.
Je réalise maintenant que l'esprit des autres me permet une forme d'abandon de soi indispensable pour cet état qui semble révèler une dimension trés vaste. Ce sentiment intervient d'ailleur particulièrement dans mon apréciation de la qualité de mes moments de pratiques. Je ne l 'avais jamais ressentis seul sans même m'en apercevoir.
Je pense qu'il y a une dimension interessante à explorer. Arriver seul à faire taire une grande parti de son individu pour écouter l'imensité du reste. Je compte bien explorer tout ça durant le moi de juillet. J'ai l'impression que c'est dans l'ordre des choses.
Mais quelque chose me dit qu'ironiquement, j'aurais encore plus l'impression de survoler les choses en les approfondissants de cette manière.
